Test : Edge of Eternity sur PS5

Test : Edge of Eternity sur PlayStation 5

7.1

SCENARIO

6.5/10

GAMEPLAY

7.0/10

GRAPHISMES

7.0/10

BANDE-SON

8.0/10

CONTENU ET DUREE DE VIE

7.0/10

Les plus

  • Un système de combat complet
  • Un monde cohérent
  • Une relation d'équipe sympathique
  • Une bonne OST

Les moins

  • Des transitions souvent abruptes
  • Des visages pas toujours expressifs
  • Des personnages secondaires peu charismatiques
  • De timides nouveautés
  • La nuit noire dans la vallée

Test : Edge of Eternity sur PS5

Test : Edge of Eternity sur PS5

Genre : RPG, Stratégie
Langues : Anglais, Japonais Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Italien, Espagnol
Développé par Midgar Studio
Édité par Dear Villagers
Sortie France : 10/02/2022
Prix : XX,XX€ sur le PS Store, 39,99€ version boîte
Taille : 9,86 GB Version 1.000.004
Joueurs : 1
Age minimum : 16

Site Web Officiel

SCENARIO

Nous venons en paix

L’arrivée d’extra-terrestre peut être bénéfique. C’est ce qu’il s’est passé lorsque que la paisible planète d’Heryon a vu débarquer des vaisseaux à la technologie ultra avancée. Très ouverts et partageant leur savoir-faire, ce peuple venu d’ailleurs a su gagner le cœur des habitants. Mais ce n’était qu’une façade : ils attaquèrent par surprise tous les points stratégiques d’Heryon !

Même avec une défense fragilisée, la guerre est déclarée et continue de faire rage depuis un long moment. Daryon en sait quelque chose puisqu’il fait partie de l’armée et s’entraîne ardemment avec ses amis dans un lieu censé être à l’abri. Mais il n’y a pas de répit dans un conflit.

Et aucune pitié

Si les armes des envahisseurs déciment vos compagnons, elles ne sont rien comparées au fléau qu’ils ont répandu sur le monde…

La Corrosion

Oui !

Cette infection mortelle a inondé la planète. Et elle n’a pas épargné votre mère qui se voit toucher par ce poison. De retour dans votre maison natale à la demande de votre sœur Sélène, votre mère sera apaisée par votre venue tout en gardant un œil acéré sur la réalité du terrain.

Qu’importe les bonnes grâces, Sélène vous apprend qu’un remède existe. Enfin, il semble exister ! C’est avec peu d’information mais beaucoup de détermination et de bonne humeur que la fratrie part à sa recherche. Et ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

GAMEPLAY

Jauge Dread

Véritable ode au RPG, les combats au tour par tour sont complets. Bien que possédant une caméra dynamique, il est préférable d’utiliser la caméra stratégique pour avoir une vision globale du champ de bataille. Découpé en cases appelées Nexus, vous verrez aisément les possibilités de déplacement, d’attaques ou bien encore l’endroit où pourra frapper une arme/roche si vous l’activez. Attention car certaines roches sont des malus.

L’arme fixe a une belle portée

Ensuite tout sera question de jauge:

  • La blanche : vitesse à laquelle votre personnage pourra effectuer une action ou simplement fuir. Spoiler: elle devient rouge lors d’un coup chargé.
  • La verte : vos points de vie.
  • La bleue : vos points de magie. Nécessaires pour toutes les attaques améliorées via le pouvoir des gemmes. Autre spoiler: elle changera de couleur et de nom selon le personnage.
  • L’orange : se remplira plus ou moins vite en fonction de vos choix afin d’activer une attaque spéciale dévastatrice.
La stratégie est de rigueur

Rajouter à cela des objets, dont le nombre portés variera en fonction des personnages, et vous voilà prêt à trouver les points faibles de vos ennemis. Enfin pas tout à fait car il sera impératif de bien préparer votre équipe pouvant accueillir 4 protagonistes principaux.

Des armes et des gemmes

Côté équipement, il y a de quoi créer tout ce qu’il vous faudra pour rester en vie: tenues, armes et objets. Que ce soit par recettes afin d’utiliser le loot conséquent accumulé, en les découvrant grâce au flair de votre Nekaroo ou bien en les achetant à prix (pas trop) d’ami, vous passerez du temps à optimiser votre équipe ! Gardez à l’esprit qu’il faudra le faire avant les combats car il est impossible de le faire pendant. Y compris de rajouter un objet. Oui, c’est rude. Mais si vous avez placés les bonnes gemmes sur vos armes, vous devriez vous en sortir.

Sorte de constellation de pierres précieuses, chaque arme doit être dotée d’une gemme ou éclat scintillant central. Puis au fur et à mesure de son level up, vous débloquez des branches à équiper suivant vos envies. Une fois au max, vous ne réaliserez qu’une ligne entière de gemmes. Et si vous trouvez que les pouvoirs magiques débloqués ne vous correspondent pas, l’établi fusion vous donnera le sourire.

Comme toutes les combinaisons sont possibles, tentez un peu tout. Le résultat sera toujours positif mais peut-être pas assez pour vous…

GRAPHISMES ET BANDE-SON

Fruit d’un long développement, le rendu n’est certes pas Next-Gen mais il est tout a fait convenable. Même si on ressent la forte inspiration de la saga Final Fantasy, Edge of Eternity apporte sa propre patte artistique et surtout un monde ouvert cohérent avec son cycle jour/nuit.

Et sa pattoune de Nekaroo

Si les vastes terres d’Heryon et certains monstres sont une réussite, on va tiquer sur l’animation rigide des personnages ainsi que sur le manque d’expression faciale, voir de charisme, lors des gros plans. Et vous ne verrez pas une grande différence entre le mode qualité graphique ou performance: les bugs mineurs d’affichage seront les mêmes tout en restant fluide.

La musique adoucit les bugs

Les compositions orchestrales de Cédric Menendez viennent délicatement épouser vos actions. Toujours raccords avec les environnements, les morceaux varient entre quelques notes de piano bien placées pour parcourir les plaines verdoyantes ou une envolée symphonique encourageante lors d’un combat de boss.

On a aussi envie de s’asseoir

C’est pour ces titres là que le studio a fait appel au compositeur japonais Yasunori Mitsuda (l’OST Xenogears entre autres) venant encore plus enfoncer l’hommage au JRPG. Et ça fonctionne bien. Ajoutez à cela des voix anglaises/japonaises de bonnes factures ainsi que des bruitages corrects et vous oublierez rapidement qu’utiliser la gâchette adaptative de la DualSense pour engager les combats ne fait pas gagner en immersion.

CONTENU ET DUREE DE VIE

Une fantaisie trop classique malgré une fratrie (im)pertinente

Tenant sur une bonne trentaine d’heure, l’intrigue principale tient avant tout sur la relation créée au sein du groupe. En effet, des discussions se débloquent en fonction de l’évolution de l’histoire mais aussi de la réussite de certaines quêtes annexes (chasse ou demande d’aide). Et c’est en passant la nuit dans une auberge que votre équipe se livrera davantage.

Daryon va expliquer sa punchline

Hormis cette alchimie d’équipe qui ne cesse de croître (surtout avec la pétillante Fallon) dans un scénario en dent de scie, le déroulement conserve tout ce qui fait la saveur d’un RPG: des quêtes annexes propres à chaque territoire ainsi que des rebondissements bienvenus. Il tente même un peu d’originalité en créant des énigmes au tour par tour.

Faciles au début mais corsées dans la déchetterie

Et pour plaire à chacun Edge of Eternity propose un changement de difficulté à la volée, les puristes désactiveront la sauvegarde automatique et les adeptes du voyage rapide dépenseront quelques deniers pour gagner du temps. Bref, il y a du contenu qui comporte cependant un…

Mais

Un petit studio qui se lance dans un projet d’une telle envergure est courageux. D’ailleurs le studio vous en parle dans un message au lancement du jeu que vous n’aurez malheureusement pas le temps de lire.

Alors le voici

Si la cohérence du monde ouvert force le respect (le design des terres corrodées légèrement crade lui sied à merveille), on ne peut pas en dire autant de la transition souvent abrupte des cinématiques. De plus durant les phases d’exploration, il n’est pas rare de se trouver stoppé net par un petit rocher ou une barrière. Plus embêtant, la caméra stratégique peut ne pas couvrir l’ensemble du combat et ne se met pas systématiquement sur le personnage actif. Ou encore la carte du monde…où il est impossible de zoomer. Mais parlons de la nuit.

 

La belle nuit en plaine

Magnifique en plaine, elle est à éviter dans une vallée escarpée. Pourquoi ?

Parce qu’on ne voit pas grand-chose !

Il est grandement conseillé d’attaquer une vallée vers 10h du matin (merci les feux de camps) sauf pour un bout de chapitre qui vous obligera à faire une traversée de nuit. Rassurez-vous, cela ne durera pas longtemps. Pour finir, ayant eu 2 mises à jour réglant d’autres soucis, je ne peux que vous recommander fortement de débuter une partie avec celle-ci effectuée. La note en tient donc compte.

CONCLUSION

Test : Edge of Eternity sur PS5

Transpirant le JRPG ainsi que le colossal labeur d’une petite équipe, Edge of Eternity sur Playstation 5 parvient à tirer son épingle du jeu. En partie grâce à la fratrie qui ne cesse d’évoluer dans une histoire peinant à décoller. Le système de combat est également un sérieux atout, tout comme les gemmes permettant ainsi de se faire des armes sur mesure. Malgré une bonne OST et un monde conséquent à parcourir, le jeu n’est pas exempt de défauts comme des animations datées ou bien une caméra pas toujours idéale. Edge of Eternity reste tout de même un RPG efficace pour tous les amateurs du genre en mal de grands espaces à explorer. L’exploration ne durera pas une éternité mais elle s’effectuera en bonne compagnie.

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Test : Edge of Eternity sur PS5 réalisé par Pascal84 sur une version offerte par l’éditeur
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